-M Vaynee, vous n'avez pas les compétences requises pour rester ici...
-Qui êtes-vous Monsieur, montrez-vous au moins !
-Monsieur, votre voix est affolée, je sens votre peur, et vous avez bien raison d'avoir peur...
-Vous connaissez mon nom, je ne connais pas le votre... Aillez l'audace de le dire.
-Oh, il ne sera pas bien utile dans cet affaire... peut importe, je dois me dépêcher, j'ai d'autres choses à régler dans l'enceinte de cet établissement...
-Que voulez-vous ?!?
-Vous tuez monsieur, vous tuez...[Fin du Flash Back]
Je marche lentement. Il fait sombre ici, et personne dans les parages. Heureusement. Que fais-je ici, je cherche, je recherche des choses, des affaires appartenant à mon père. Mais où suis-je, dans un établissement. L'établissement où mon père enseignait la Musique. Il possédait une classe, une classe qui faisait rêver : le long des murs, se dressaient des guitares, violons, pianos, flûtes, batteries et harpes en tout genres... il possédait aussi un grand tableau noir, une portée y était inscrite. Une portée... Le premier mot qu'il m'avait enseigné. Maintenant, il a disparu. Tué on m'a dit. Mais par qui ?
6H3O : toujours à la recherche de son parfum, je m'arrêtais, et j'arpentais sa classe déserte. Personne n'avait repris son poste. Donc, plus de professeur de Musique dans cet établissement. Comme il le disait, « la Musique va s'éteindre, si nous ne la conservons pas ». Ici, c'est sur, elle s'est éteinte. Une rentrée sans mon père, n'est pas une rentrée. Je n'ai plus l'âge, de parler de ça avec autant d'intérêt. J'ai 16 ans. Mais 16 ans, ce n'est rien, du vent. Comment va se passer cette rentrée, je me le demande bien. J'ai peur, c'est pour cette raison que je suis là. J'essaye de m'habituer à cette nouvelle odeur, un nouveau parfum, dans une salle, qui deviendra autre bientôt...
7HOO : Toujours rien, je suis assise dans le couloir, je ne pense à rien, si, à mon père. Je suis une rêveuse d'ailleurs, j'ai tendance à rêver de choses inaccessibles. Tout à coup, j'entendis des bruits de pas. Je me levais vite et m'enfuis en courant. Mais la personne à qui j'avais affaire était plus rapide que moi.
-Hey, où vas-tu comme ça ?!?
-Lâche-moi imbécile, dis-je frustrée qu'on m'a rattrapée, moi qui pensais courir vite.
-Non, l'imbécile ne te lâchera pas, dit-il surpris.
Je me débattis donc de toutes mes forces, mais il tenait bon, c'était un homme. Assez classe je doit dire d'ailleurs. Mais je ne le connaissais pas, et comme je n'ai pas d'amis, il est normal que je ne connaisse personne. Et puis, c'était la première fois qu'on s'intéressait à moi.
-Tu me lâches, ou je hurle.
-Tu peux hurler si tu veux, me dit-il avec un sourire, mais personne ne t'entendra, on est tout seul ici.
-Espèce de pédophile, tu me laisses tranquille je ne te connais pas !
-Je ne suis pas un pédophile, je veux juste savoir ce que tu fais à une heure pareil, dans ton bahut !
-Ca ne te regarde pas, je devrais te poser la même question, tiens !
-Moi je vais à la piscine, dans le collège, je m'entraîne pour être en forme aujourd'hui, parce que c'est la rentrée !
-Me parle pas de la rentrée, dis-je en bougonnant, ça me saoule déjà assez !
-Oh, pardon, j'essayais juste de te mettre de bonne humeur !
-Eh bah laisse moi te dire que c'est raté, t'as entendu, c'est raté !
-Arrête, t'énerve pas, ca en vaut vraiment pas le coup !
-D'accord, d'accord, mais vas t'en alors.
-Bon, comme tu veux.
Et il se retourna, et continua son chemin. Je ne savais pas son prénom, et je décida donc de le rattraper.
-Attends ! Attends-moi !
-Qu'est ce que tu veux, tu me fais plus la tête alors ?
- Non, ce n'est pas ça... Comment tu t'appelle en fait ?
-Toi d'abord !
-Moi, je suis Lyxa. Maintenant, dis ton prénom !
-Moi, je suis...
